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第22回獨協大学インターナショナル・フォーラム「アルベール・カミュ 現在への感受性」の開催にともない、同大学付属図書館では「ジャーナリストとしてのカミュ」「カミュと日本」のふたつのテーマをめぐって、日本語・フランス語の新聞、雑誌、手紙等の資料の展示をおこないます。日本語・フランス語による解説付き。会期は2010年11月8日から30日まで。日曜休館。入場無料。

ジャーナリストとしてのカミュ
1957年のノーベル賞受賞者であるアルベール・カミュは、『異邦人』『ペスト』『カリギュラ』などの傑作を残した作家というだけではありません。カミュは、様々な機会に、今まさに生成しつつある歴史とつかみあうようにして、ジャーナリストとしての仕事に打ち込んでもいたのです。まずカミュは、第二次世界大戦前に、パスカル・ピアに声をかけられ、アルジェリア人民戦線の流れをくむ新聞「アルジェ・レピュブリカン」紙の記者となります。カミュは、三面記事からアルジェリアの政治、訴訟事件、新刊書籍の紹介、展覧会評にわたるまでさまざまな記事を担当しました。カミュの名を一躍有名にしたのは、「カビリアの悲惨」を追ったルポルタージュと、いくつかの冤罪事件をめぐる記事です。カミュは、真実を白日のもとにさらし、不当な訴追を受けている被告を救おうとしたのです。1939年9月から1940年1月まで、カミュは「ソワール・レピュブリカン」紙の編集長となります。この新聞は裏表2ページからなり、アルジェの街頭で呼び声と共にビラのように配布されていました。絶対的な平和主義者であったカミュは、数々の偽名を使って第二次世界大戦の戦況を分析し、「本当の平和」にたどり着くための可能性を読者に提示しました。次第に厳しくなる検閲によって、この新聞は1940年1月10日に廃刊に追い込まれました。
1943年、カミュはフランスの対独抵抗組織(レジスタンス)に参入します。パスカル・ピアが局長を務め、カミュが編集長となった地下出版の『コンバ』紙が初めて発行されたのは1944年8月21日。つまり、連合国軍が到着し、ドイツ占領軍からパリを解放する戦いが始まり、その戦乱がまだすっかり終結していないときのことです。「レジスタンスから革命へ」という『コンバ』紙のスローガンの意味を、カミュは社説を書くことによって日を追うごとに明らかにしてゆき、カミュの社説はたちまち大変な評判を呼びました。しかし、カミュの健康状態は思わしくなく、また作家としての天職との兼ね合いもあり、カミュは連日の激務を強いる編集長の仕事を長年にわたって続けることができませんでした。カミュは1947年6月3日に『コンバ』紙を離れます。
それから8年が過ぎ、カミュは、ジャン=ジャック・セルヴァン=シュレベールによって1953年に創刊されたばかりの左翼系の週刊紙『レクスプレス』の時事欄を担当することになります。1955年5月から1956年1月まで、カミュがもっとも熱をこめて筆をふるった主題は、アルジェリア戦争でした。アラビア人になされた不正は正されねばならない、そしてアルジェリアの地に生きるさまざまな共同体は、今こそ互いに理解しあい、その存在を認めあわねばならない。カミュは、自由、労働者の立場、社会の中での芸術家の存在、外交など、彼にとっての大切な問題をこの時事欄で次々に論じました。1956年2月2日、カミュによる最後の寄稿は、モーツァルトへの感動的なオマージュでした。カミュのジャーナリストとしての仕事はこの三つの時期に集中していますが、それ以外にも――当時の多くの知識人と同じように――数々の政治集会で演説をし、有名無名の新聞・雑誌に寄稿をし、論考や公開書状や抗議文書を書いていました。
 
アルベール・カミュと日本
日本とカミュの関係は一見それほど深くないように思われるかもしれませんし、カミュはとうとう一度も日本を訪れることがありませんでした。しかし、カミュの著作はフランスで刊行されるとたちまち日本語に訳され、カミュには多くの日本人の読者がいます。カミュの人生において、日本という国が一気に浮上することになったのは、広島に原爆が落とされた時のことです。1945年8月8日、カミュは言いました。「機械文明は、たった今、その最高度の野蛮に到達した」。日本への原爆投下に対して、これほど早い時点で、これほどきっぱりと異議申し立てをしたフランス人は数多くありませんでした。戦争が終わってからの数年間、カミュは様々な日本人の知識人との往復書簡を残しています。『群像』紙は、朝鮮戦争の開戦直後にカミュに寄稿してくれるように依頼し、「日本人への手紙」というその文章は1951年2月に刊行されました。今回の獨協インターナショナル・フォーラムのテーマのひとつにもなっているように、カミュの著作は日本人の魂と密接な関わりをもっているのです。

『カミュ展』の8つの展示台はそれぞれ、カミュの生涯の時期や、テーマを中心に構成されています。

1.アルジェで――ジャーナリストという職業の習得(1938-1940
2.レジスタンス――あるドイツ人の友への手紙(第三便)
3.『コンバ』紙編集長カミュ(1944-1947)
4.ヒロシマ――「機械文明は、たった今、その最高度の野蛮に到達した」
5.『キャリバン』誌を支持するカミュ
6.日本人への手紙
7.アルジェリア戦争と市民講和条約の計画――『レクスプレス』紙、『ドゥマン』紙。
8.カミュへのまなざし――絶対自由主義者たち、フランソワ・モーリアック、2010年のフランス

En liaison avec la XXIIe Rencontre de Dokkyo, « Albert Camus : le sens du présent », la bibliothèque de l’université présente, du 8 au 30 novembre 2010, des documents français et japonais (journaux, revues, correspondance) autour de deux thèmes « Albert Camus journaliste » et « Albert Camus et le Japon ». Explications en japonais et en français, entrée libre tous les jours sauf le dimanche.

Albert Camus journaliste
Lauréat du prix Nobel de littérature en 1957, Camus n’est pas seulement l’écrivain de L’Étranger, de La Peste ou de Caligula. Il exerce à plusieurs occasions, la profession de journaliste, en prise directe avec l’histoire qui se fait. Tout d’abord, avant la Seconde Guerre mondiale, recruté par Pascal Pia, il travaille à Alger républicain, journal fondé dans le sillage du Front populaire à Alger. Il y commente l’actualité – aussi bien les faits divers que la politique algérienne, les procès, la parution des nouveaux livres et les expositions de peinture. Il se fait connaître par son reportage « Misère de la Kabylie » et la chronique de certains procès où il cherche à faire éclater la vérité et à défendre des inculpés injustement poursuivis. De septembre 1939 à janvier 1940, il est le rédacteur en chef du Soir républicain, une feuille de 2 pages distribuée à la criée à Alger. Profondément pacifiste, il livre à ses lecteurs, sous différents pseudonymes, une analyse de la guerre et explore les pistes vers une « vraie paix ». La censure s’exerce de plus en plus strictement et le journal est interdit le 10 janvier 1940.
En 1943, Camus rejoint la Résistance et travaille au journal clandestin Combat. Le 21 août 1944, alors que la libération de Paris n’est pas encore achevée, le journal commence à paraître au grand jour. Pascal Pia en est le directeur, Camus le rédacteur en chef. Ses éditoriaux où il définit au jour le jour le contenu du slogan du journal « De la résistance à la révolution », acquièrent très vite une grande réputation. Mais en raison de sa santé fragile et de sa vocation d’écrivain, il ne peut tenir longtemps le rythme astreignant de ce travail quotidien et il abandonne définitivement le journal le 3 juin 1947.
Huit ans plus tard, Camus accepte de tenir une chronique dans un nouvel hebdomadaire de gauche L’Express fondé en 1953 par Jean-Jacques Servan-Schreiber. De mai 1955 à janvier 1956, il traite en premier lieu de la guerre d’Algérie en préconisant la réparation des injustices faites aux Arabes et la reconnaissance mutuelle des différentes communautés vivant en Algérie. Il y aborde aussi des thèmes qui lui sont chers comme la liberté, la place de l’ouvrier et de l’artiste dans la société ou la politique extérieure. Sa dernière contribution, le 2 février 1956, est un émouvant hommage rendu à Mozart. En dehors de ces trois grands moments de journalisme, Camus intervient, comme tous les intellectuels de son époque, par des allocutions à de nombreux meetings et aussi en écrivant des textes, articles, lettres rendues publiques, protestations, dans des journaux et revues parfois peu connus.

Albert Camus et le Japon
Les liens de Camus avec le Japon peuvent sembler ténus et ne se concrétisent pas par un voyage alors que ses ouvrages sont traduits dès leur parution et que ses lecteurs sont nombreux. Le Japon fait irruption dans sa vie avec le bombardement de Hiroshima. Le 8 août 1945, dans un éditorial de Combat, il est un des rares Français à élever une protestation radicale : « La civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie ». Durant les années d’après-guerre, il entretiendra une correspondance avec différents intellectuels japonais et la revue Gunzô lui demande d’écrire après le début de la guerre de Corée une « Lettre aux Japonais » qui paraît en février 1951. Son œuvre entière parle à l’âme japonaise comme la XXIIe Rencontre internationale de Dokkyo tentera de le montrer.

Chacune des huit vitrines de l’exposition évoquent une période ou un thème différents :

1. L’apprentissage du métier à Alger (1938-1940).
2. Résistance : la troisième Lettre à un ami allemand.
3. Camus, rédacteur en chef de Combat (1944-1947).
4. Hiroshima : « La civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie ».
5. Le soutien de Camus à Caliban (1948-1951).
6. Lettres aux Japonais.
7. La guerre d’Algérie et le projet de trêve civile : L’Express et Demain.
8. Regards sur Camus : les libertaires, François Mauriac, la France de 2010.

   
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