16:00-18:30 カミュのアルジェリア [司会:アニエス・スピケル] 16h00-18h30 L'Algérie de Camus
[séance présidée par Agnès Spiquel]

・三野博司(奈良女子大学)「ティパサのカミュ」

1955年,すなわち5年後に自分がルールマランで永遠の眠りにつくだろうとは予想もしていなかった42歳のとき,カミュは『手帖』のなかで「そこで生きまたは死ぬことを望んだ場所のリスト」を作成し,筆頭にティパサをあげている。カミュにとってティパサとは何だったのか。二つのエッセイ「ティパサでの結婚」「ティパサに帰る」および他のテクストの分析を通じて考察したい。

H. Mino (Nara-Joshi) « Camus à Tipasa »

En 1955, à l’âge de 42 ans alors qu’il ne pouvait imaginer qu’il dormirait de son dernier sommeil cinq ans plus tard à Lourmarin, Camus fait dans les Carnets « la liste des endroits où j’ai pensé que je voulais vivre ou mourir » (souligné par Camus) et il met Tipasa en tête. Qu’était Tipasa pour Camus ? Nous essayons de réfléchir sur cette question à travers l’analyse de deux essais, Noces à Tipasa et Retour à Tipasa, ainsi que d’autres textes.

・高塚浩由樹(日本大学)「見出されない時 —『最初の人間』における現在と忘却」

当フォーラムの発表では、「記憶」と「忘却」をキーワードに、『最初の人間』におけるジャックによる父と母の真実の探求の特異性と、「芸術という回り道」を経て『裏と表』に回帰しようとするカミュの「夢」を検証するとともに、「ウイとノンの間」と『最初の人間』との間に存在するズレと進化とを浮き彫りにする。

H. Takatsuka (Nihon Daigaku) « Le temps qui ne se retrouve plus — le présent et l'oubli dans Le Premier Homme »

Dans cette communication, à l’aide des mots-clés de « mémoire » et d’« oubli », H. Takatsuka essaie de suivre la quête exceptionnelle, par Jacques Cormery, de la vérité de ses parents, d’examiner le « rêve » d’Albert Camus de « retourner par les détours de l’art » à L’Envers et l’Endroit et de mettre en relief le décalage et l’évolution entre « Entre oui et non » et Le Premier Homme.

・ピエール=ルイ・レイ(パリ第三大学)「カミュの作品に現れた<アラブ人>」

アルジェリアの独立以来,カミュの評価はアルジェリア人のあいだで,そして時にはフランス人のあいだでも分かれている。ジャーナリストとしてまた市民としての活動において,彼がきわめて早くから植民地政策の不正を告発したことは広く認められている。しかし同時に,(広くアルジェリアを舞台とした)フィクション作品のなかでは,アルジェリアのフランス人に倣って彼がひとまとめにして「アラブ人」と呼ぶ人々には,ごくわずかな場所しか与えられていないと批判を受けている。「政治参加した」芸術家としてではなく「問題に巻き込まれた」芸術家として,小説家カミュが,そしてエッセイストとしてのカミュが,彼の意に反して,原住民の文化やときにはその存在も知らない植民者の状況をどのように反映しているかを示したいと思う。

P.-L. Rey (Paris III) « Les "Arabes" dans l'œuvre de Camus »

Depuis l’indépendance de l’Algérie, Camus divise les Algériens et parfois les Français. On lui sait généralement gré d’avoir, dans son activité de journaliste et de citoyen, dénoncé très tôt les injustices du colonialisme, mais on lui reproche aussi de n’avoir, dans son œuvre de fiction (largement située en Algérie) donné qu’une très maigre place à ceux que, à l’image des autres Français d’Algérie, il appelle globalement les « Arabes ». Nous tenterons de montrer comment, artiste « embarqué » mais non « engagé », Camus romancier, et même essayiste, reflète la situation du colon malgré lui, ignorant de la culture des indigènes et parfois, dirait-on, de leur existence.

・ナジェット・ハッダ(アルジェ大学)「フランス語アルジェリア文学に宿るカミュの影」

本報告は、アルジェリアのフランス語小説のいくつかにおいて、程度の差はあれ顕著であるカミュのテクストへの参照の痕跡を提示するものである。それらは、ある時は『異邦人』の著者と一種の対話を開始し(マムリ、カテブ、ブージェドラ)、またある時は、ディブのように、カミュの世界に隣接する物語世界を創造することもある。

N. Khadda (Université d'Alger) « L'ombre portée de Camus dans la littérature algérienne de langue française »

Dans sa communication, N. Khadda se propose d'exhiber les traces d'une référence plus ou moins explicite au texte camusien dans un certain nombre de romans algériens de langue française qui, tantôt instaurent avec l'auteur de l'Etranger une sorte de dialogue (Mammeri, Kateb, Boudjedra) et tantôt, comme Dib, créent des univers qui jouxtent celui de Camus.

   
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